You wanna suck my… BIP !

« Taste of Sugar » ne fait pas dans le romantisme avec les paroles de ce titre new beat de 1988. Ce style musical à la croisée de la new wave, de l’EBM (Electric body music – voir Front 242 ) et de l’acid house venue de Chicago est apparu en Belgique à la fin des années 80. Il intervient comme transition entre les années 80 et la techno qui voit le jour au début des années 90. Au départ diffusé exclusivement et de façon presque underground dans les discothèques du plat pays, il s’est ensuite répandu, commercialisé et caricaturé à l’extrême ( cf. Confetti ). J’aime bien l’énergie et l’authenticité qui émane des premières heures de ce style. Les vêtements et les chorés respirent  l’insouciance et ça donne envie de danser !

En rapport avec le sujet, un documentaire très intéressant est en libre consultation. Il s’appelle « Sound of Belgium » et retrace l’histoire de la musique belge depuis le début du XX°s. Dit comme ça, ça a l’air chiant mais en fait pas du tout. On apprend comment émerge et se développe la musique électronique dans le contexte social et historique, de l’industrie de l’orgue de barbarie à celle du disque. A voir ici.

Mannequin

Très beau titre de mes chouchous de Taxi-girl (1980)

–> https://www.youtube.com/watch?v=Aq_A5nORJGo

Mannequin derrière la vitrine, 
Attends tout seul ce soir. 
Mannequin derrière la vitrine, 
Qui cache ses yeux d’ivoire. 
Mannequin derrière la vitrine, 
Juste un corps sans mémoire. 
Mannequin derrière la vitrine, 
Tu passes sans même me voir. 

Mannequin derrière la vitrine, 
Attends tout seul ce soir. 
Mannequin derrière la vitrine, 
Qui cache ses yeux d’ivoire. 
Mannequin derrière la vitrine, 
Juste un corps sans mémoire. 
Mannequin derrière la vitrine, 
 
Tu passes sans même me voir. 

Mannequin derrière la vitrine, 
Attends tout seul ce soir. 
Mannequin derrière la vitrine, 
Qui cache ses yeux d’ivoire. 
Mannequin derrière la vitrine, 
Plus personne pour le voir. 
Mannequin derrière la vitrine, 
Plus personne pour le voir.

Amoureux solitaires

« Amoureux solitaires », chanté par la belle et ingenue LIO en 1980 (elle avait 17 ans…) a été conçu par Elli et Jacno. Il s’agit en réalité d’une version française de « Lonely lovers », un morceau de leur très rock’n’roll premier groupe de musique, les Stinky Toys. Elli est à l’origine des paroles et du design de la pochette, son associé, de la musique. Leur patte est indiscutable et le titre incontournable. Belle collab’ !

Pour la version karaoké :

Eh toi dis-moi que tu m'aimes
Même si c'est un mensonge et qu'on n'a pas une chance
La vie est si triste, dis-moi que tu m'aimes
Tous les jours sont les mêmes, j'ai besoin de romance

Un peu de beauté plastique pour effacer nos cernes
De plaisir chimique pour nos cerveaux trop ternes
Que nos vies aient l'air d'un film parfait

Eh toi dis-moi que tu m'aimes
Même si c'est un mensonge puisque je sais que tu mens
La vie est si triste, dis-moi que tu m'aimes
Oublions tout, nous-mêmes, ce que nous sommes vraiment

Amoureux solitaires, dans une ville morte
Amoureux imaginaires après tout qu'importe!
Que nos vies aient l'air d'un film parfait…

La la la la la…

Mano Negra ilegal

 

Ce titre est extrait du troisième album de Mano Negra sorti en 1991. Ce groupe français mené par Manu Chao et dont le nom désigne le travail au noir en Espagne, a été actif entre 1987 et 1994. On leur doit quelques beaux titres dont « King of the Bongo » qui fut repris plus tard dans le premier album solo de Manu, Clandestino dans une version plus roots. Clandestino a été mon premier CD gravé au collège. C’était illégal d’en faire et c’est ma copine Elo, la seule qui avait un ordinateur qui les faisait chez elle puis les revendait à la récré (1998). Je l’ai écouté jusqu’à ce qu’il ne passe plus, trop détérioré par les années. Par contre ce disque n’a pas pris une ride. Selon Wikipédia, la chanson a pour origine un morceau du trompettiste de jazz américain Roy Eldridge (1939)

Moma was queen of the mambo
Popa was king of the Congo
deep down in the jungle
I started hanging my first bon-go

King of the Bongo
King of the Bongo bong

Every mon-key 'd like to be
In my place instead of me cause
I'm the king of the bongo
The king of Bongo bong

I want to the big town
Where ther's a lot of sound
From the jungle to the city
Lookin' for a bigger crown
So I played my Bongo
For the people of the big city
But they don't crazy
When I'm bangin' my boogie

Cause people like disco
And people like house
That's why they don't applause
When I'm bangin' on my bongo
they say that I'm a clown
Makin' too much dirty sound

They say there is no crown
For little monkey in this town

Nobody like to be
In my place instead of me
Cause nobody go crazy
When I'm bangin' on my boogie
But I don't like no disco
And I don't like the house
'Cause I'm born to rock
I'm born to pogo

When I'm bangin' on my bongo
All that swing belongs to me
I'm so happy there's nobody
In my place instead of me
I'm a king without a crown
Hangin' loose in the big town
 
And I'm born to rock
I'm born to pogo

N’importe quoi…

Tombé pour la France est une chanson d’Etienne Daho sortie en 1985. Tout sauf du n’importe quoi. La musique, les paroles, le beau clip, réalisé par Jean-Pierre Jeunet, l’attitude désinvolte et la coiffure négligée d’Etienne qui nargue la rigueur de son costard… Tout est réuni avec beaucoup de talent pour faire de ce titre un monument emblématique des années 80 en France. A écouter à fond sur les platines !

Bpm 122 Time 03.56.07

Never stop! (1989) est un titre de Front 242, groupe anticonformisme fondé en Belgique en 1981. Bien que leurs références esthétiques militaires furent controversées, l’influence exercée par leur œuvre dans l’histoire de la musique électronique reste quant à elle, indiscutable. Radicale, minimale, brutale et industrielle, ils nommeront eux-mêmes leur style EBM : Electronic Body Music.

CULTE !

Never stop
Never stop

We have ignition
We have control
Speed is reality
We've got to kick... start!

Can't you see
Don't you feel
It will never stop (never stop)

With no support
But strong conviction
Another step ahead

We handle the game
We handle the game

Well can't you see
Well don't you feel
It will never stop

Never stop
Never stop

We have ignition
We have control
Another step ahead
Don't you feel

Non stop
I'll show you at the end
To reach the top!

It will never stop!
Never stop!

Le club

Attentat à la couleur est une sortie de l’année 1984 qui parle de graffiti. En voici les paroles :

Dazibao / graffiti / maquillages
Trace le monde à ton image
Dazibao / graffiti / maquillages
Trace le monde à ton image

Attention !
Rue des affiches déchirées
Entrepôts vides ou beaux quartiers
C'est n'importe ou ailleurs
(Attention!)
Provoque le regard, provoque la rumeur
Poudré, bardé, masqué
Macadam / rôdeur…
(Attention ! Attention !)
Attention !
Attentat à la couleur ! Oh oh oh !
(Attention, attention…)
Attention ! (chœurs)
Attentat à la couleur !
Ouh -ouh !

Danse ! La musique est dans ton corps
??? en plein effort, danse encore !
Danse ! Pousse le son toujours plus fort
Danse ! La musique est dans ton corps

Dazibao / graffiti / maquillages
Trace le monde à ton image
Dazibao / graffiti / maquillages
Trace le monde à ton image

Attention !
Quand y'a danger, brise la glace
Au long des façades d'plexiglas
Bombe les murs, la ville s'efface
(Attention ! Attention !)
Vapeur de carbone / Harmonie barbare
Dans les cris la fureur, le jour redémarre

(Attention ! Attention !)
Attentat à la couleur ! Oh !
(Attention, attention…)
Attention !
Attentat à la couleur !
Attentat à la couleur !

Danse ! La musique est dans ton corps
??? ??, danse encore !
Danse ! Pousse le son toujours plus fort
Danse ! La musique est dans ton corps

You don’t NOMI !

Klaus Nomi est un artiste hors-norme. Icône de la scène new-wave, son style n’en reste pas moins inclassable. Entre opéra et synthés, cet allemand qui a émigré à New York dans les années 70 a produit une œuvre totalement délirante avant de mourir en 1983 de sa séropositivité. Pour ma part, j’avoue que je ne l’écoute que très rarement bien que je voue un total respect au parcours de ce personnage qui reprend dans You don’t own me (1981) les paroles d’une chanson populaire américaine des années 60 :

You don't know me, I'm not just one of your little toys
You don't own me, don't say I can't play with other boys
And don't tell me what to do, don't tell me what to say
Please when I go out with you, don't put me on display

Because you don't know me, don't try to shame me in any way
You don't own me, don't tie me down 'cause I never stay
And don't tell me what to say, don't tell me what to do
Just let me be myself, that's all I ask from you

I'm young and I like to be young
I'm free and I like to be free
To live my life the way I want
To say and do whatever I please

La fête des fous

Les paroles de cette chanson m’ont, à l’époque où je l’ai découverte, rendue complètement dingue ! Il n’y a qu’à voir le clip pour constater que c’est un peu la fête des fous. On se croirait au carnaval de Dunkerque mais on est en fait à NY city en 1984 et Gloria Estefan chante son premier titre en anglais. Voici les paroles, à vous maintenant de les chanter :

Emergency - paging Dr. Beat - Emergency 
Doctor I've got this feeling 
Deep inside of me Deep inside of me. 
Ijust can't control my feet 
When I hear the beat When I hear the beat. 
Hey doctor Could you give me something 
To ease the pain To ease the pain 
'Cause if you don't help me soon 
I'm gonna lose my brain Gonna go insane. 
Ijust don't know Don't know 
How I'm gonna deal with you 
Doc Doc Doc Doc Doctor Beat. 
I just don't know Don't know 
Won't you help me Dr.Beat 
Doc Doc Doc Doc Doctor Beat 
Won't you help me Dr. Beat. 
Doc Doc Doc Doc Doctor Beat . . . 
Doc Doc Doc Doc Doctor Beat . . . 
Say Say Say Doctor I've got this fever 
That I can't control That I can't control. 
Music makes me move my body 
Makes me move my soul Makes me move my soul. 
Doc You better give me something 
'Cause I'm burning up Yes I'm burning up. 
Doc You've got to find a cure 
or we're gonna die Yes We're gonna die. 
I just don't know Don't know . . . 
Doc Doc Doc Doc Doctor Beat . . . 
Doc Doc Doc Doc Doctor Beat . . .